Clemence Agnez

Interventions discrètes, presque imperceptibles, dans l’espace de monstration, Clémence met en équation l’importance du presque-rien, l’organisation du presque-vide et le raffinement dans le dérisoire. par le biais de matériaux divers, poussière, eau, résine, et une forte récurrence pour l’utilisation de cheveux.
Le cheveu, et non pas la chevelure, se prête volontiers à ce jeu de perception : en effet il déploie dans l’espace une vie étrange, tombe, s’accroche à un mouvement d’air, à un vêtement, encombre les coins. Bien que physiquement présent, il apparaît et disparaît au gré
de la lumière et de l’acuité de l’oeil. Son existence semble clignoter.





L’élégance dans l’insignifiant, joue à plein pour la pièce Route One, l’objet présenté sous verre et rétro éclairé reprend à son compte l’imagerie et le dispositif de présentation propres aux sciences naturelles, afin d’obtenir une sorte d’hybridation moderne entre herbier du 19eme siècle et wonderkabinet du 17eme siècle.




Route One, installation.